Pages

< C’est Dieu Qui Justifie >



 (translation by Aimée C. Wittig)

“Je ne peux pas me soustraire au miracle incroyable que non seulement Dieu, faisant face dans son tribunal à une personne coupable, et l’ayant considérée, lui pardonne et lui dise « tu es coupable, je te pardonne – va, et ne pèche plus », mais qu’aussi, chose inimaginable, qu’ayant considéré ce pécheur coupable, Il lui dise : « tu n’es pas coupable ». »
John Piper

C’est Dieu qui justifie.

De Paul, voilà la réponse en cinq mots à la question : « Qui accusera quiconque choisi par Dieu ? »
La réponse ne promet pas l’absence d’accusation. A travers le monde, d’innombrables croyants font face à des tribunaux bien de ce monde, où ils sont accusés de blasphème, d’apostasie, de trahison de leur identité nationale, de trahison de leurs communautés, de leurs familles. Quotidiennement, les croyants font face à toutes sortes d’accusation – d’arrogance, d’intolérance, d’égoïsme – dont beaucoup sont exactes. Se confronter à l’accusation et à la condamnation fait partie intégrante de la vie des chrétiens auxquels Paul écrit. C’est pourquoi il pose la question !

Et la clé pour répondre à cette question est l’accent mis dans sa réponse : DIEU est celui qui justifie.

Celui qui non seulement ne nous oublie pas, mais qui aussi nous proclame justes devant lui, n’est pas de nature à être dupé. Il n’y a pas d’autorité plus haute. A la barre du tribunal où tout se joue, comme dirait Tim Keller, les pécheurs ayant confiance en Christ ne déclarent pas seulement « non coupable », mais plus que cela : « justifié ».

Et donc le défi de la liste d’hier (NDLT : « neither do I condemn you » -- moi non plus, je ne te condamne pas) va dans les deux sens. Certes, aucun de ces points ne peut me faire condamner si Jésus dit avoir payé la dette. Mais d’un autre côté, dans ce tribunal où tout se joue, aucun de ces points ne fait de moi un juste.

Donc si je m’acharne sur aucune de ces choses, m’imaginant pouvoir justifier mon mérite selon que je les aie ou non : je perds ma peine. Je pers ma peine car ce serait essayer de déposer une déclaration qui de toute façon ne sera pas reconnue par tribunal, et ce serait déprécier la justice des exigences de Dieu.

Je ne peux pas mériter ma justification.

C’est un cadeau de Dieu, offert par la foi en Jésus Christ. DIEU est celui qui justifie.

Si je m’acharne pour son approbation, si je m’acharne pour échapper à la condamnation en arrangeant mon apparence physique, en perdant du poids, en respectant scrupuleusement mon régime et mon planning d’entrainement sportif : ces efforts seront futiles. Ces choses m’apporteront certainement une bonne santé, peut-être même l’éloge d’un juge terrestre ? mais d’un juge sans vraie autorité, puisque c’est Dieu qui justifie.

Je peux me chercher une justification en étant organisée, émotionnellement stable, rationnelle et sage : mais ces qualités ne me justifient pas. Dieu est celui qui justifie.

Si j’anticipe ma justification au jour de mon mariage, et que j’attends ce moment où l’on parlera enfin de ma valeur, et de ma beauté : c’est futile – car l’audience y est strictement terrestre. Et Dieu est celui qui justifie.

Je ne peux pas être rendue juste devant Dieu en rendant compte de mon temps de prière, de mes capacités d’évangélisation, de mon courage, de l’excellence de mon anglais, ou de mon talent incroyable pour réussir mes créneaux quand je me gare. Mon diplôme, mon CV, ma dévotion religieuse – rien de ce qui est mien ne peut me faire gagner cette déclaration de droiture dont j’ai désespérément besoin de la part de la plus haute autorité de l’univers.

Et donc, dans tous mes régimes, dans tous mes efforts pour améliorer mon caractère et acquérir une discipline digne de Dieu, je dois me souvenir : rien de tout cela ne garantit le verdict dont j’ai besoin. C’est Dieu qui justifie.

Ce post de blog est riche des réflexions de John Piper, dont j’ai écouté le sermon “C’est Dieu qui justifie” lors de ma première année à l’université. Celui-ci a eu un profond impact sur moi et je m’en souviens de beaucoup après toutes ces années ! Ecoutez-le.

Enfin, il me semble approprié, après avoir commencé en citant Piper, de finir en citant Piper…
« La foi ne se contemple pas elle-même, mais contemple la grâce et la force et la valeur et la compétence d’un autre. »

NDLT :
-         
Timothy Keller est un pasteur américain contemporain. Il sert la Redeemer Presbyterian Church à New York. Il est connu pour ses nombreuses publications. Ce texte fait référence à un extrait de The Freedom of Self Forgetfulness: The Path to True Christian Joy (2012). Plusieurs de ses sermons sont disponibles à ce lien (en anglais) : http://www.gospelinlife.com/sermons?free_sermon=1

-          John Piper est un pasteur américain retraité, auteur de nombreuses publications sur le christianisme, et dont les sermons sont disponibles sur son blog (en anglais) : http://www.desiringgod.org/

No comments:

Post a Comment

 
Blogger Template By Designer Blogs